28/12/2009

Soudan,l'Islam et les femmes en pantalon ?

Lubna, le défi du pantalon.

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/11/26/03005-20091126ARTFIG00002-lubna-le-defi-du-pantalon-.php

L'Islam est une Religion de paix,d'amour,de tolérance ,de fraternité et de respect de la Femme .........LA PREUVE /

Arrêtée à Khartoum, cette intellectuelle soudanaise a été condamnée au fouet pour «atteinte à l'ordre public et à la moralité» parce qu'elle portait un pantalon.

Pierre Prier
25/11/2009 | Mise à jour : 19:16
Lubna Ahmad al-Hussein Hussein place Saint-Sulpice, à Paris, samedi dernier.
Lubna Ahmad al-Hussein Hussein place Saint-Sulpice, à Paris, samedi dernier. Crédits photo : Le Figaro

Arrêtée à Khartoum, cette intellectuelle soudanaise a été condamnée au fouet pour «atteinte à l'ordre public et à la moralité» parce qu'elle portait un pantalon. Lubna Ahmad al-Hussein Hussein a quitté son pays, mais n'a pas renoncé à son combat pour les femmes et contre les extrémismes.

Bien sûr, elle porte un pantalon. C'est devenu la carte de visite de Lubna Ahmad al-Hussein Hussein. Elle l'a revêtu en visite à Paris, où elle a été reçue par le ministre des Affaires étrangères.

Elle est passée par Le Caire où deux prix lui ont été décernés par des ONG de défense des droits de la femme. Son histoire est devenue un livre, La Soudanaise au pantalon (*).

 Arrêtée à Khartoum en juillet dernier à la sortie d'un restaurant, cette intellectuelle, journaliste connue et cadre de l'ONU au Soudan, a été condamnée à 40 coups de fouet pour «atteinte à l'ordre public et à la moralité».

Mais Lubna al-Hussein Hussein, connue pour son caractère, a apostrophé ses juges et décidé sur-le-champ de lancer une campagne pour la dignité des Soudanaises. Embarrassé, le magistrat voulait un non-lieu : son statut d'employée de l'ONU lui garantissait l'immunité. Des «médiateurs» lui ont même proposé «d'étouffer l'affaire à une seule condition : que je me taise enfin». Mais Lubna voulait être jugée.

 Elle a démissionné de l'ONU. La justice de Khartoum s'en est sortie en lui infligeant une amende.

 La Fédération des journalistes, inféodée au pouvoir, a payé sa caution. Contre son gré. Et trop tard. Lubna ne se taira plus.

Elle se bat désormais pour sortir les femmes du double carcan de la tradition et de l'exploitation de la religion par les militants extrémistes au pouvoir.

C'est une jeune femme souriante au teint clair. Elle parle en entortillant une mèche de cheveux sombres. S'enthousiasme à l'idée de voir Notre-Dame et la maison de Victor Hugo. S'amuse des parallèles franco-soudanais : «Une loi contre le niqab, le voile intégral ? D'accord, mais uniquement pour des raisons de sécurité. Personne ne doit pouvoir se cacher le visage en public.»

 Elle en sait quelque chose. C'est la face cachée par un niqab qu'elle a enfreint l'interdiction de sortir du Soudan. Avec un coup de pouce, tout de même. «Je ne peux pas dire quel jour je suis partie, cela permettrait d'identifier les gens qui m'ont aidée, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'aéroport.»

 Au Soudan, tout le monde n'approuve pas l'extrémisme du gouvernement, loin de là. «C'est le parti présidentiel et le président Béchir qui me poursuivent. Le SPLA me soutient.»

 Après un accord de paix, la rébellion sudiste du SPLA a intégré un gouvernement d'union avec le Parti du Congrès, issu du coup d'État intégriste de 1989 et organisé autour d'une minorité se revendiquant «arabe.»

 Mais le Parti du Congrès garde la haute main sur la société.

Fêtes colorées des soufis

Lubna insiste : elle ne se bat pas contre une religion, mais contre une politique.

 «Je mets au défi les musulmans de produire un texte religieux interdisant le port du pantalon, ou même celui du voile.»

 Le pantalon n'est interdit au Soudan que depuis le coup d'État. Lubna l'a rappelé au policier qui l'interrogeait :

«Mon ami, tu étais peut-être là avant 1989. Tes collègues femmes portaient le même pantalon que toi…»

Elle se souvient encore du basculement islamiste, quand le Soudan accueillait Ben Laden et rêvait de révolution religieuse planétaire.

«Au lycée, on nous faisait chanter que l'Amérique allait s'effondrer comme l'URSS, que l'État islamique engloberait bientôt la terre entière.»

 La religion, la journaliste s'en fait une autre idée. Plus haute et plus intime. Son Dieu est miséricorde.

 Elle le priait pendant l'agonie de son mari, Abdel-Rahman Mokhtar, fondateur du grand quotidien Al-Sahafa. «Je suppliais Allah de le réveiller.

 Je lui glissais sous l'oreiller son magnétophone, avec des cassettes de lecture du Coran par l'un de ses prédicateurs préférés, des cassettes qui ne le quittaient jamais et que nous avions emportées en voyage de noces. Je voyais ses traits s'apaiser.» Née dans une famille de commerçants et d'entrepreneurs, «joyeux mélange de tribus et de couleurs, de Noirs et d'Arabes», arabophone comme la majorité des Soudanais, marquée dans son enfance par les fêtes colorées des soufis, la tendance mystique de l'islam, la journaliste «ricane» des prétentions du groupe au pouvoir qui se veut seulement arabe. «Mais regardons-nous, nous sommes tous noirs !» Bientôt titulaire de la chronique vedette du journal Al-Sahafa, elle s'engage et dénonce la guerre au Darfour, présentée comme un conflit entre «noirs» et «arabes.»

Elle affirme ne pas vouloir se lancer en politique. Son obsession, c'est de réformer la société. «Ni Allah, ni l'Amérique, ni le monde ne pourront nous aider à changer si nous n'avons pas la volonté de le faire nous-mêmes.»

 Excisée à 7 ans,

 elle sait que la pratique est encore courante, et que la tradition pèse lourd. Elle retrouve parfois les accents de Simone de Beauvoir : «Le jour où les femmes auront acquis leur indépendance financière, il leur sera plus facile de quitter le domicile conjugal» et un mari tyrannique. En attendant, Lubna a obtenu un premier résultat.

7 Les familles des femmes condamnées au fouet reçoivent des messages de solidarité. «Et elles n'ont plus honte.»«Bien décidée» à rentrer dans son pays, Lubna continuera le combat, malgré les menaces de mort qu'elle dit avoir reçues.

(*) «40 Coups de fouet pour un pantalon», avec Djénane Kareb Tager, Éd. Plon.

  

  • Rassurez vous ,madame Anastasie519039-634202-anastasie.1224660929
    est formelle :

 

.La Religion ...........................?

C'est une Religion ,de paix, d 'amour ,de tolérance ,de fraternité et de  respect de la personne ….................

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